Histoire du massage
ORIGINE LINGUISTIQUE

Au niveau étymologique, le mot "massage" trouve ses racines du grec "massein", de l'hébreu "mashesh" et de l'arabe "mass", ce qui signifie presser légèrement, palper, pétrir. Le mot "massage" en soi, provient du XVIII ième siècle, de la langue française de même que tous les termes des manipulations (effleurage, pression, pétrissage, percussion et vibration).


BRÈVE HISTOIRE DU MASSAGE

Depuis les temps les plus anciens, on a utilisé une forme ou une autre de massage ou de positionnement des mains dans le but de guérir ou d'aider l'être humain. La médecine de l'antiquité, grecque ou romaine, trouvait à travers le massage l'une des principales méthodes pour réduire la douleur ou chercher à guérir. Vers le VIII ième siècle avant J.-C., Homère parle dans l'Odyssée du massage comme une méthode efficace pour le retour à la santé des guerriers. Hippocrate, le père de la médecine, écrivait au début du V ième siècle avant J.-C. : " le médecin doit avoir de multiples expériences, mais il doit connaître absolument l'art du massage". Le massage aide à réduire la douleur d'une articulation enflammée ou transmettre une sensation de tonicité et de bien-être. Souffrant d'épilepsie, Jules César, par le massage, tenait sous contrôle ses migraines et névralgies. Célèbre naturaliste romain, Plinio se faisait régulièrement masser par des esclaves experts.

Dans l'Égypte antique, on considérait le massage comme un art sacré, tout comme les herbes médicinales et les divers rites divinatoires et religieux. S'ajoutait aux techniques manuelles l'utilisation d'herbes et de balsames ayant pour but d'embellir la peau. En Occident, l'avènement du christianisme provoqua de multiples changements et comme toutes autres formes de palpation du corps, le massage devint considéré un péché. Ce n'est que vers la fin du XVIII ième siècle que l'art du massage reprit sa vigueur.


LE MASSAGE SUÉDOIS

Avant tout, le massage suédois a pour but d'optimiser la circulation, afin d'assurer l'efficacité des articulations et de relaxer tous les muscles du corps. Per Henrik Ling (1776-1839) en a eu l'idée. Il a dédié sa vie comme masseur thérapeute pour le développement et l'introduction de cette technique dans l'Europe entière. Pour ce faire, il créa des écoles où, outre le fait d'enseigner ses techniques, étaient également appliquées des notions d'anatomie, de physiologie et de psychologie. C'est Ling qui introduisit les termes de "effleurement" (massage rythmique faible et doux), pratiqué sur toutes les parties du corps dans le but d'améliorer la circulation, et celui de "compression" (friction et pétrissage), technique utilisée afin d'éliminer les toxines et les tensions musculaires. Le massage suédois est donc un ensemble de diverses manoeuvres de massage traditionnel et se doit de combiner les techniques manuelles et les exercices spécifiques pour les muscles et articulations.

Ce n'est que vers le début du XX ième siècle que le massage suédois s'est implanté aux États-Unis là où se sont installés les immigrants scandinaves. Bien que les manoeuvres de base soient inchangées depuis des générations, il est rare qu'on en attribue le mérite à son père fondateur, soit le Suédois Per Henrik Ling, à la fois médecin, enseignant et poète. On tend à dire qu'il fut avant tout reconnu pour sa méthode de gymnastique2 dite "suédoise" (Svenska Gymnastikens), méthode enseignée à la première école de gymnastique qu'il fonda à Stockholm en 1814, et dirigea jusqu'en 1836.

Dans le but d'élaborer sa technique, P.H. Ling s'est inspiré de ses connaissances en physiologie et anatomie, des concepts d'éducation physique des peuples nordiques, de sa propre expérience du mouvement en tant que maître d'escrime, et de son étude personnelle des techniques de massage ancestrales des médecins gymnastes de l'époque gréco-romaine. Pour compléter les règles de base de son approche, un dernier élément vient s'ajouter : le pouvoir de la pensée sur le corps; ceci lui valut d'être critiqué et traité de "fanatique religieux" par certains. Ce n'est qu'en 1900 que le massage suédois fut finalement reconnu à travers le monde, en partie grâce à Hjalmar, son fils, qui poursuivit son enseignement, mais surtout grâce à Mathias Roth, ce médecin britannique qui transforma la pensée de ses détracteurs par la publication du premier livre en anglais sur les fondements de la méthode de P.H. Ling. Ce dernier considérait le terme "massage" de façon trop générale pour désigner sa technique car, si nous l'avions écouté, celle-ci porterait un nom plutôt difficile à retenir : "les exercices passifs du malade".

Aujourd'hui, le massage suédois, tout en conservant les mouvements de base élaborés par P.H. Ling, intègre également d'autres techniques adaptées à la pratique personnelle de chaque massothérapeute.
 
 
 
       
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